Consideration on Mortification, Second Day of the Novena to St. Francis Xavier
From Novena to St. Francis Xavier, 1817 Tools
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| Printed in | Novena to St. Francis Xavier |
|---|---|
| Imprint | Montreal, Chez James Lane, Imprimeur, No. 29, Rue St. Paul, 1817 |
| Scan | the Internet Archive copy |
| Approval | Approbation, signed '† J. O. Ev. de QUEBEC' and dated 'Québec, le 1 Juin, 1817' (ecclesiastical approval of the new edition, recommending its use to the faithful of the diocese; not labelled imprimatur or nihil obstat) |
| Transcription | Transcribed from the scan of the 1817 edition. |
| Rights | Public domain in the United States. |
- Saints
- St. Francis Xavier
- Prayers for
- penance and mortification
Pour le Second Jour de la Neuvaine.
Sa mortification et son amour pour les souffrances.
ON ne peut être à J. C. dit St. Paul, si l'on ne crucifie sa chair, et ses désirs déréglés ; c'est-à-dire, si l'on ne se mortifie. C'est ce que comprit d'abord Saint François Xavier, et ce qui lui fit embrasser la pénitence. Dans la première qu'il fit, il jeûnoit sans prendre aucune nourriture trois ou quatre jour de suite, et se tourmentoit par des austérités étonnantes, qu'il modéra à la vérité par ordre d'Ignace ; mais dont il ne quitta jamais entièrement l'usage. Pour venger quelques complaisances qu'il avoit eues de paroître avec plus de grâce et d'agilité dans ses exercises, que ceux de son âge, il se serra les bras et les cuisses avec de petites cordes, si étroitement, qu'il se mit en danger de mourir ; il falloit une espèce de miracle pour le sauver.
Destiné à prêcher JESUS crucifié, il appuyoit efficacement par ses exemples ce qu'il enseignoit de la necessité de se faire violence à soi-même et de faire pénitence. En Europe, il logea dans les hopitaux et vécut toujours d'aumônes ; aux Indes ses repas ordinaires étoient comme ceux des pauvres du pays, du riz et de l'eau, encore mangeoit-il si peu, qu'un de ses compagnons assure que c'étoit une espèce de miracle qu'il en pût vivre ; Au Japon, il s'abstint entièrement de chair et de poissons ; des racines amères et des légumes cuits à l'eau, faisoient toute sa nourriture parmi ses travaux continuels. Il faisoit à pied tous ses voyages de terre, même au Japon, où les chemins sont très-rudes ; et il marchoit souvent pieds nuds dans la saison la plus rigoureuse. Il dormoit trois heures au plus, tantôt à terre sous la cabane d'un Pêcheur, tantôt sur les cordages d'un Navire, ou sur quelques simples planches. Toutes les austérités que les Bonzes, grands hypocrites, faisoient semblant d'exercer pour en imposer au peuple, il les pratiquoit à la lettre, tant le désir de souffrir pour J. C. et pour l'édification du prochain, lui inspiroit l'amour de la Croix, et la lui faisoit embrasser de bon cœur.
REFLEXIONS.
I. J'ai péché ; je puis encore pécher : puissans motifs pour m'engager à la pénitence et à mortifier un corps qui peut perdre mon ame.
II. Je risque en différant trop de faire pénitence. Je ne le pourrai plus à la mort : elle est terrible en Purgatoire, éternelle et désespérante en enfer.
III. Mais quelle pénitence puis-je faire ? Celle que les Saints ont faite. Du moins j'unirai mes croix à celles du Sauveur et les porterai pour son amour.
PRIERE.
JE suis criminel, ô mon Dieu, et sans vous je ne puis satisfaire pour mes péchés. Aidez-moi donc, ô Dieu de force, à me faire une salutaire violence et à souffrir en esprit de penitence les peines attachées à mon état ; je les unis aux souffrances de mon Sauveur et vous les offre avec celles de saint François Xavier. Ainsi soit-il.
Les Prières pour tous les jours de la Neuvaine. Page 17.
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