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Considerations for the Eve of the Novena to St. John Baptist de La Salle

From Novena in Honor of St. John Baptist de La Salle, 1844 Tools

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CONSIDÉRATIONS POUR LA VEILLE DE LA NEUVAINE

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Printed in Novena in Honor of St. John Baptist de La Salle
Imprint Montreal, Lovell & Gibson, 1844
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Transcribed from the scan of the 1844 edition.

Rights Public domain in the United States.
Prayers for
the sick, a special favour
For
children

Novena in Honor of St. John Baptist de La Salle

Montreal, Lovell & Gibson, 1844

The whole book

Considerations for the Eve of the Novena to St. John Baptist de La Salle. Novena in Honor of St. John Baptist de La Salle. Montreal, Lovell & Gibson, 1844. https://manualistpress.com/readings/considerations-pour-la-veille-de-la-neuvaine/

Motif de confiance dans le Vénérable Serviteur de Dieu, J. B. de la Salle.

Les grâces singulières obtenues par l'intercession du tendre ami des enfans doit inspirer une juste confiance dans les mérites de ce grand serviteur de Dieu. Nous rapportons ici quelques faits qui intéresse les enfans, pour qui sont redigés ces exercices, afin de leur faire comprendre que celui qui les a tant aimés pendant qu'il était sur la terre, ne le oublie pas maintenant qu'il jouit dans le ciel de la récompense qu'il a méritée par les vertus qu'il a acquise en travaillant à sanctifier le jeune âge.

En l'année 1703, le serviteur de Dieu sut qu'un petit garçon qui fréquentait les Ecoles Chrétiennes de la paroisse St. Sulpice, tombait du haut mal ; il le fit venir, et lui donna un certain breuvage qu'il composa sur-le-champ, sans doute pour cacher l'effet et les mérites de ses prières et de ses mortifications, mais ce qu'il ne put cacher, c'est que dès ce moment l'enfant fut parfaitement guéri.

Un Frère de la Société, réduit à l'extrémité par un abcès à la gorge, n'attendait plus que le moment de la mort, lorsqu'il fut visité par le vénérable instituteur, qui lui recommanda de se résigner à la volonté de Dieu, et qui l'encouragea beaucoup à souffrir son mal en patience, lui donnant l'espérance d'en être bientôt délivré. Le Frère, consolé par la présence de son bon père, rappela tout ce qui lui restait de forces, et le pria de vouloir bien le recommander à Dieu. Le saint homme le lui promit, et sortit pour aller dire la sainte messe à son intention. Elle n'était pas finie que l'abcès perça en dehors et jeta une quantité extraordinaire d'humeurs, et en peu de jours le malade se trouva parfaitement guéri.

Un élève des Ecoles Chrétiennes d'Avignon, avait une main si gâtée que le chirurgien avait déclaré qu'il n'y avait plus aucun remède à y appliquer, et qu'il fallait absolument faire l'amputation. La veille du jour fixé pour cette pénible et douloureuse opération, les Frères furent inspirés de mettre sur la main de l'enfant un morceau du manteau du vénérable de la Salle. Quelle fut leur surprise, le lendemain en découvrant la main, de la trouver guérie ? Tous les Frères de la Communauté ainsi que le chirurgien et les parents de l'enfant, ont pu attester la vérité de ce prodige.

Depuis trois ans, le Frère A . . . était souvent atteint d'une esquinancie, ou plutôt d'un gonflement extraordinaire du larynx, qui le faisait horriblement souffrir. En 1835, quelque temps avant le carême, ce mal le reprit plus fortement que jamais ; il ne pouvait rien avaler, pas même la salive, sans éprouver des douleurs si vives qu'elles lui causaient des espèces de convulsions. Ayant essayé inutilement de tous les secours de l'art, il n'attendait pour ainsi dire que le moment du trépas, lorsqu'il pensa à se recommander au saint fondateur. Il commença une neuvaine avec une grande confiance, promettant au vénérable fondateur des Ecoles Chrétiennes que, s'il lui obtenait sa guérison, il n'épargnerait rien pour procurer le salut des enfans, en les instruisant avec soin de la doctrine chrétienne. Cependant il n'éprouva aucun soulagement pendant les trois premiers jours de la neuvaine ; mais le quatrième, se trouvant un moment seul, il se transporta à la chapelle de la communauté, et là humblement prosterné devant le Très Saint-Sacrement, il appliqua sur sa gorge un morçeau du bréviaire du serviteur de Dieu, et à l'instant il fut guéri, mais si parfaitement qu'il ne ressentit plus aucun mal. Ses élèves furent tellement surpris d'un tel prodige que, spontanément, ils se mirent tous à frapper des mains en signe d'applaudissement, lorsqu'ils le virent revenir en classe et parler librement. Le malade jeûna pendant tout le temps du carême, qui commença presque immédiatement, tout en faisant une classe nombreuse ; et depuis il n'a jamais éprouvé la moindre atteinte d'un mal auquel il était auparavant très sujet.

Le père d'un des élèves de ce même Frère avait des varices aux jambes qui le gênaient beaucoup. Depuis deux ans surtout elle lui causaient de vives inquiétudes, ainsi qu'à sa famille. Cette crainte n'était pas sans fondement, puisque malgré toutes les précautions qui furent prises, les varices percèrent ; et formèrent des plaies d'un aspect vraiment alarmant. Informé de la maladie dont le frère A . . . avait été guéri, le bon père de famille commença une neuvaine au vénérable de la Salle, qui consistait à dire quelques prières et à mettre sur les plaies un petit morceau du manteau du serviteur de Dieu. Sa foi et sa piété furent bientôt récompensées, car, dès le troisième jour, il put travailler ; le dernier jour de la neuvaine il ôta tous les linges qui couvraient les plaies, et les trouva parfaitement guéries. Il est impossible, dit la personne qui rapporte ce fait, de voir une joie semblable à celle qui éclata alors dans cette famille ; on ne pouvait se lasser d'admirer la bonté de Dieu et le pouvoir qu'il donne, même en ce monde, à ceux qui l'ont servi fidèlement.

En 1843, Elphire Label, âgée de onze ans, pensionnaire au Couvent des Sœurs de la Congrégation, à Terrebonne, (Canada) était, depuis huit jours, affectée d'un rhume accompagné d'une difficulté considérable à respirer. Depuis trois jours elle ne dormait plus et ne pouvait prendre aucune nourriture. Le Dimanche matin, vingt et un mai, la maladie augmentant considérablement, on fit venir le Docteur qui trouva la malade gravement indisposée et déclara qu'elle ne pouvait sans danger de sa vie, être transportée chez ses parens. Il ordonna quelques remèdes dont un seul fut administré sans aucun succès. A deux heures de l'après-midi, seconde visite du Docteur qui trouva la malade dans le même état. Après les vêpres, vers quatre heures, la malade se confessa. Elle souffrait alors les douleurs les plus vives, et la respiration se faisait avec de grandes difficultés. A la suite de sa confession, une des sœurs appliqua sur la poitrine de la petite malade une image et relique du vénérable Jean Baptiste de la Salle, et un instant après l'application de la relique, elle cracha une quantité considérable de matière, et aussitôt éprouvant un mieux considérable elle s'écria ; je ne sens plus de mal. Elle mangea et dormit, ce qu'elle n'avait pas fait depuis plusieurs jours. Le lendemain elle alla chez ses parens, résidans à Ste. Rose, paroisse distante de quatre lieues de Terbonne.

Le désir d'obtenir quelques semblables faveurs vous engage à implorer le secours du Père de la pieuse enfance. Que ne devez-vous pas attendre de sa bonté pour vous, si vous recourez à lui avec une véritable confiance et un ardent désir d'être exaucés. En commençant votre neuvaine vous devez vous dire à vous-mêmes. Un père aussi bon que ce vénérable serviteur de Dieu n'aura pas moins de tendresse pour moi qu'il en a eûe pour tant d'autres enfans. Tous les mérites qu'il a acquis sur la terre, il les a acquis en travaillant au salut des enfans ; puis-je craindre qu'il ne veuille pas les faire valoir auprès de Dieu pour mon salut. Toute ma crainte c'est de ne pas prier comme il faut.

Prière.

O Dieu qui glorifiez dans le Ciel, ceux qui travaillent à vous faire connaître, aimer et servir sur la terre, souvenez-vous que votre vénérable serviteur J. B. De La Salle, n'a cherché ici-bas qu'à vous gagner les cœurs des enfans que vous aimez si tendrement. Accordez-nous par son intercession, la grâce de bien faire cette neuvaine en son honneur : vous qui regnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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